Portrait — La Gamelle, le food truck rennais qui a fait du circuit court une signature
Un mardi midi au Triangle, à Rennes. Le service commence dans 8 minutes. Sur la plancha de La Gamelle, le steak grésille déjà. Voici l'histoire d'un food truck rennais qui a misé sur 30 producteurs locaux d'Ille-et-Vilaine, une équipe de 4 associés, et une carte qui change chaque semaine — et qui en fait l'un des plus suivis de la métropole.
Il est 11h53 sur la place du Triangle, à Rennes. Le ciel est limpide, les bureaux de la zone d’activité commencent à se vider, et sur la plancha du camion La Gamelle, un steak grésille déjà.
Le cuisinier qui le retourne porte un t-shirt noir avec un logo en blanc — une marmite stylisée, un G dont la courbe enveloppe une cocotte, et en dessous, en typographie sobre : LA GAMELLE. Il ne se retourne pas. Il a 8 minutes avant l’ouverture du service. Le bun doit être encore tiède quand le premier client mord dedans.
C’est ce moment précis — la cuisine qui démarre, la file qui n’existe pas encore mais qui arrivera, le buns qui chauffe en silence — qu’on est venu raconter. Parce qu’à Rennes en 2026, La Gamelle n’est pas un food truck parmi d’autres. C’est l’un des plus suivis, l’un des mieux notés (5/5 sur Truckons), et surtout, l’un des rares à avoir fait du circuit court producteur la signature de toute leur démarche, pas une ligne marketing.
Voici comment 4 associés rennais ont monté ça, comment ils tiennent depuis, et ce que leur parcours dit du métier de food trucker en France aujourd’hui.
11h53 sur la place du Triangle, à Rennes. Sur la plancha de La Gamelle, le steak grésille déjà — le service commence dans 8 minutes.
Le Triangle, c’est l’un des deux emplacements du mardi midi chez La Gamelle. L’équipe roule avec deux camions — le Camion 1 et le Camion 2 — qui sortent ensemble les mardis et les jeudis midi, de 11h30 à 14h. Pas de service le reste de la semaine, sauf événementiel ou festival privé.
À 12h, les premiers clients arrivent. Beaucoup sont des habitués — ils connaissent la mécanique : commande au comptoir, paiement carte ou Titre-Restaurant, prénom donné, on s’écarte, on revient trois minutes plus tard. Le débit du midi est tenu par cette routine. Pas de file qui s’étire, pas d’attente confuse — juste une succession de prises de commande calées au paiement.
Cette mécanique-là, à La Gamelle, ils l’ont rodée. Quatre services par semaine au total — deux camions × deux jours — chacun calibré sur une fenêtre de 2h30 de rush midi. Le reste de la semaine, les camions partent en événementiel d’entreprise (Parker, Chronopost, le salon CFIA) ou en festivals (la Route du Rock, le Grand Soufflet), partout en Bretagne.
Pour un food truck rennais en 2026, c’est un modèle économique solide : un rythme tenable pour une équipe de 4 personnes, deux camions qui se relaient, et un public qui revient parce que la carte ne se répète jamais.
La Gamelle, ce n’est pas un projet solo. Ghislain Gouery, Maxence Gendron, Maxime Hollocou et Christophe Prioul — quatre associés rennais aux profils complémentaires — se sont mis ensemble pour porter le camion. La société (SARL SCMGM, nom commercial Camion La Gamelle) a été immatriculée au RCS de Rennes le 21 décembre 2017 et le premier service a tourné début 2018. Sur les 4 370 food trucks recensés par l’INSEE en avril 2026, la grande majorité roulent en solo — c’est tout à fait possible, et beaucoup de pros le font très bien — mais La Gamelle a choisi un autre format dès le départ.
Pourquoi quatre, et pas un ou deux ? Parce que les deux camions sortent en parallèle les mardis et jeudis midi. Pendant que Ghislain et Maxence sont sur un emplacement, Maxime et Christophe sont sur l’autre — chaque camion a son binôme, qui cuisine, sert, encaisse, dans une fenêtre de 2h30 de rush midi. Avec un seul camion, deux personnes suffiraient ; avec deux camions, il en faut quatre.
Le reste de la semaine — le sourcing chez les producteurs d’Ille-et-Vilaine, la prépa du matin, la com, l’événementiel privé, la gestion administrative — se répartit aussi entre les quatre. C’est ce qui permet de tenir un format à deux camions, carte qui change toutes les semaines, 30 producteurs en circuit court sans s’épuiser.
Le camion La Gamelle en service : ardoises avec le menu de la semaine, deux clientes au comptoir, ciel bleu — la mécanique du midi à Rennes.
C’est ici que La Gamelle se distingue vraiment. Près de 30 producteurs locaux d’Ille-et-Vilaine travaillent avec eux en circuit court. Pas un partenariat de façade : un vrai réseau, qui s’étoffe au fil des mois, et qui décide en grande partie de ce qui finit dans l’assiette chaque semaine.
Le modèle est inversé par rapport au food truck classique. Au lieu d’écrire la carte d’abord et de trouver les produits ensuite, ils regardent ce que les producteurs ont à offrir cette semaine, et ils écrivent la carte autour. C’est plus de boulot — il faut sourcer, négocier, ajuster en continu — mais c’est ce qui fait que chaque carte est légèrement différente de la précédente.
Le résultat tient en quelques lignes : un burger signature, trois plats chauds, trois desserts, une option végétarienne systématique. Toutes les semaines. Toutes les saisons. Avec un panier client moyen autour de 11-13 € pour un plat seul, 14-16 € pour un menu complet.
Un burger signature de La Gamelle posé sur la plaque inox : bun doré maison, cheddar affiné, salade fraîche, viande de bœuf d'un éleveur local.
Sur le bowl, c’est encore plus visible. Un fond de céréales locales, des légumes de saison de circuit court, une protéine cuite à la commande, des sauces faites le matin même. C’est la signature de La Gamelle, et c’est ce qui les distingue.
Un bowl La Gamelle en barquette kraft : céréales, viande hachée croustillante, légumes croquants, œuf, ciboule fraîche. Chaque ingrédient sourcé en circuit court.
Une chose qui surprend quand on regarde la rotation de La Gamelle : deux camions, plusieurs emplacements bien identifiés, calés sur les bassins d’actifs et de patients rennais. Plutôt que de figer une grille dans cet article (qui dériverait au premier changement de planning), voici le planning hebdomadaire en direct, branché sur les données que l’équipe maintient elle-même dans son compte Truckons :
Mardi midi · 11h30 → 14h00
- Le Triangle, Rennes (La Gamelle)
- Entrée Soins Dentaires, Rennes (La Gamelle - Camion 2)
Jeudi midi · 11h30 → 14h00
- Le Mabilay, Rennes (La Gamelle)
- Av. des Pays Bas, Rennes (La Gamelle - Camion 2)
Cette lisibilité est l’un des atouts du modèle : un habitué peut caler sa semaine sur la rotation, sans avoir à scruter les réseaux sociaux. Pour suivre la position exacte des camions ce midi (et précommander le bowl pour 12h45), la fiche Truckons de La Gamelle affiche la carte en temps réel.
À côté du midi, l’équipe déploie les camions sur l’événementiel privé (Parker, Chronopost, salon CFIA) et les festivals (Route du Rock, Grand Soufflet) — c’est ce qui rend leur modèle économique tenable au-delà du seul service du midi.
Le logo La Gamelle — une marmite stylisée avec un G en arc. Identité visuelle simple, immédiatement reconnaissable à Pontchaillou comme au Triangle.
Au-delà du modèle économique et de la rotation des camions, il y a ce qu’on voit en passant un midi près du comptoir.
Ça rigole beaucoup. Entre eux, avec les clients, pendant le coup de feu. Le ton est posé, jamais tendu, alors que le rythme est dense. Le client habitué qui arrive est accueilli avec un sourire, parfois un mot rapide, souvent un prénom.
Ça se connaît. Les clients du Triangle ne sont pas ceux de Pontchaillou ; ceux du Mabilay non plus. Mais sur chaque emplacement, l’équipe reconnaît une bonne moitié des visages — et l’inverse est vrai aussi. Ce sont des habitués au sens fort : ils calent leur semaine sur le passage du camion, pas l’inverse.
Ça soigne le détail. Le dressage des bowls prend trois secondes de plus qu’il ne pourrait, parce que la ciboule est mise en dernier, en pluie. La barquette est fermée avec soin, jamais à la va-vite. Sur 60 services à l’heure, ces trois secondes pourraient sauter — elles ne sautent pas.
Ça reste humain. Pas de scripts récités, pas de phrases d’accueil formatées. La file avance vite parce que la routine est rodée, mais chaque commande garde un mot d’échange. C’est probablement ce que les clients viennent chercher autant que le burger : un midi qui ne ressemble pas à un drive.
Ça donne envie de revenir. Et c’est probablement la donnée la plus difficile à fabriquer artificiellement dans un food truck — celle que neuf ans de service au même standard ont permis à La Gamelle d’installer.
Au comptoir de La Gamelle : le terminal de paiement, l'écran de prise de commande, et le client suivant qui attend déjà.
Si vous lisez cet article parce que vous envisagez de monter votre food truck à Rennes — vous êtes loin d’être seul. Le marché food truck français a gagné +30 à +32 % de chiffre d’affaires en 2 ans, et la métropole rennaise est l’un des bassins les plus dynamiques de France pour la restauration mobile (4 370 food trucks INSEE en avril 2026, dont plus de 80 dans la zone rennaise).
Ce que le parcours de La Gamelle suggère :
1. Le circuit court n’est pas qu’un argument marketing. À condition d’investir le temps dans le sourcing, les marges peuvent être meilleures qu’avec un fournisseur grossiste classique — parce que vous payez moins de marge intermédiaire, et que vos clients sont prêts à payer un peu plus pour un produit qu’ils reconnaissent.
2. Construisez une rotation lisible. Au lieu de changer d’emplacement au gré du vent, posez une grille hebdomadaire — vos clients réguliers vont s’y caler.
3. La carte qui tourne est un asset. Plutôt qu’une carte figée à 25 plats, une carte de 7-8 plats qui change chaque semaine vous donne un sujet de conversation chaque mardi, sur l’app, au comptoir. Ça relance l’engagement client mécaniquement.
4. Digitalisez tôt. Une fiche claire sur une app spécialisée food truck (géolocalisation temps réel, menu, click & collect, paiement CB + Apple/Google Pay + Titres-Restaurant) vous donne une visibilité qu’aucun autre canal ne peut égaler pour le métier mobile — c’est exactement ce qu’on propose sur Truckons. Pour s’inscrire, c’est par ici, gratuit, sans engagement.
Un bowl steak de La Gamelle : steak grillé, légumes frais, oignons rouges marinés. C'est ce dressage minute qui justifie l'investissement temps dans le sourcing producteurs.
La Gamelle est l’un des plus de 80 food trucks présents dans la métropole rennaise en 2026. Sur Truckons, 11 d’entre eux proposent déjà la commande à l’avance en click & collect — voici ceux à connaître si vous voulez explorer plus largement le bassin rennais.
→ Les 11 food trucks rennais à connaître sur Truckons (et où commander à l’avance)
Et si vous voulez dépenser vos Titres-Restaurant dans un food truck à Rennes, on a fait un guide complet là-dessus :
→ Titres-Restaurant et food trucks en 2026 — le guide complet
D’autres portraits de food truckers rennais vont arriver dans les prochaines semaines. Si vous gérez un food truck à Rennes (ou ailleurs en France) et que vous voulez apparaître ici — créez votre compte pro Truckons, c’est gratuit, sans engagement, et on vient à votre rencontre.
Où trouver les camions La Gamelle à Rennes cette semaine ?
Le planning hebdomadaire à jour est repris dans la grille Planning hebdomadaire plus haut dans l’article — il se branche directement sur les créneaux que l’équipe paramètre dans son compte, donc reste synchronisé même quand le planning évolue. Pour la position exacte de chaque camion en cours de service, c’est sur leur fiche Truckons, mise à jour en temps réel.
Comment commander à La Gamelle en click & collect ?
Ouvrez truckons.com (ou l’app), cherchez La Gamelle Rennes, ajoutez vos plats au panier, choisissez votre créneau de retrait, payez en CB, Apple Pay, Google Pay ou Titre-Restaurant. À l’heure, vous passez au camion, vous donnez votre prénom, on vous tend votre commande.
Quel est le ticket moyen chez La Gamelle ?
Entre 10 et 13 € pour un plat seul, 14-18 € pour un menu complet (plat + dessert + boisson). Cohérent avec le ticket moyen national food truck (22,59 € selon SumUp 2024, mais cela inclut tous les profils — La Gamelle est plus proche d’un ticket “déjeuner pause rapide” que d’un ticket “menu festival”).
La Gamelle propose-t-elle des plats végétariens ?
Oui — option végétarienne systématique dans chaque carte hebdomadaire. La carte tourne, mais le végé reste.
La Gamelle fait-elle des événements privés ?
Oui : événementiel d’entreprise (Parker, Chronopost, salon CFIA), festivals (Route du Rock, Grand Soufflet), mariages et privés. Pour les contacter, le plus simple est de passer par leur fiche Truckons.
Un smash burger de La Gamelle, dressage minute. Le bun est tiède, le cheddar fond encore, la salade est croquante. C'est exactement ce que la précommande protège : un sandwich qui n'attend pas.
Ce portrait est le premier d’une série qu’on lance sur Truckons pour raconter les food truckers de France — ceux qu’on connaît, ceux qu’on rencontre sur le terrain, ceux dont les histoires méritent d’être posées par écrit.
Si vous êtes un pro food truck, sur Rennes ou ailleurs, et que vous voulez raconter votre parcours dans cette rubrique — inscrivez votre food truck sur Truckons (c’est gratuit, sans engagement) et on vient à votre rencontre pour bâtir votre portrait. Click & collect, géolocalisation, paiement CB + Apple/Google Pay + Titres-Restaurant, fiche publique référencée Google — tout est inclus.
Si vous êtes client — ouvrez Truckons et allez voir La Gamelle un mardi midi au Triangle (ou jeudi midi au Mabilay). Les bowls partent vite, les frites maison aussi. Et le burger du jour change toutes les semaines, donc même si vous avez déjà testé, ça ne sera jamais la même chose la fois suivante.
Voir le menu et commander chez La Gamelle →
Vous gérez un food truck ? Inscrivez-le sur Truckons →
À très vite sur le bitume rennais.
L’équipe Truckons
Merci à Ghislain, Maxence, Maxime et Christophe — l’équipe de La Gamelle — pour avoir accepté qu’on partage ces photos et leur quotidien. Article rédigé à partir d’observations terrain et d’éléments publics. La carte change chaque semaine — la position des camions est mise à jour en temps réel sur leur fiche Truckons.
📸 Photos de ce papier : Hera Production (@hera__production), photographe & vidéaste basée à Rennes — le geste posé sur la plancha, les bowls dressés à la commande, la mécanique d’un midi au Triangle. Sans ces images, on n’aurait pas raconté pareil.