Portrait — La Bolinette, le food truck rennais né d'une passion pour la soupe, le pain et le fromage
Un camion vert, un couple breton, et une idée simple : la soupe, le pain et le fromage. Lancée en 2023, La Bolinette est devenue l'un des food trucks gourmands de la métropole rennaise — grilled cheese maison, street soup de saison, smash burgers. Voici l'histoire d'Alexandrine et Paul, et leur tournée du midi entre Rennes, Cesson-Sévigné et Mordelles.
Il est 11h45 sur un parking de la métropole rennaise. Le ciel est clair, les bureaux des environs commencent à se vider, et sur la plancha du food truck La Bolinette, deux steaks smashés grésillent déjà pendant qu’un pain de mie dore juste à côté.
Le camion est vert — un vert profond, presque sapin, avec un logo doré : deux triangles de pain toasté qui se rejoignent comme un bol, et en dessous, en lettres claires, La Bolinette — Street Soup & Grilled Cheese. Derrière le comptoir, deux personnes. Lui retourne les steaks à la spatule ; elle lit un ticket de commande, un bandana rouge dans les cheveux. Ils ont quelques minutes avant le coup de feu du midi.
C’est ce moment-là qu’on est venu raconter. Parce qu’à Rennes, La Bolinette n’est pas un food truck de plus : c’est l’histoire d’un couple, d’un labo à Mordelles et d’une remorque verte, d’une carte qui change avec les saisons, et d’une idée de départ qui tient en trois mots — la soupe, le pain, le fromage. Noté 5/5 sur Truckons et cité par l’Office de Tourisme de Rennes, le camion tourne quatre midis par semaine entre Rennes, Cesson-Sévigné et Mordelles.
Voici comment Alexandrine et Paul ont monté ça, ce qu’ils servent vraiment, et où les croiser cette semaine.
Midi de semaine : le camion vert de La Bolinette ouvre son comptoir. La plancha est lancée, le menu est à l'ardoise, les premiers clients arrivent.
La Bolinette, c’est d’abord une histoire à deux. Alexandrine Bessa Dos Santos et Paul Éon — « Alex » et « Polo » — sont un couple breton qui a lancé le food truck en mai 2023, à Mordelles, à l’ouest de Rennes. Avant le camion, ils ont passé plusieurs années dans la restauration, l’événementiel et le marketing : autant dire qu’ils connaissaient le métier de bouche, le rush d’un service et la mécanique d’un projet avant même de toucher une plancha.
L’idée n’est pas tombée du ciel. Elle est née d’une passion commune pour la soupe, le pain et le fromage — un trio simple, réconfortant, et étonnamment absent des food trucks rennais. De là, le concept : un grilled cheese comme produit signature, une street soup qui change avec les saisons, et tout autour, des recettes qui suivent le marché.
Alexandrine et Paul, le duo derrière La Bolinette — un couple breton, un camion vert, une carte locale et de saison.
Côté coulisses, leur modèle est malin : la remorque est petite, mais la production sérieuse se fait dans leur laboratoire à Mordelles. Les sauces, les soupes, les cookies, la prépa du matin — tout part du labo, puis le camion file sur son emplacement du midi. C’est ce qui leur permet de tenir une carte « faite maison » à deux, sans cuisine à bord grande comme un restaurant.
La promesse de La Bolinette, telle qu’ils la formulent eux-mêmes : marier le charme du fast-food à la qualité des produits locaux. Concrètement, ça veut dire des ingrédients sélectionnés chez des producteurs locaux, familiaux et engagés, et une carte locale, de saison et faite maison qui ne se fige jamais.
Au comptoir de La Bolinette : l'accueil fait partie de la recette autant que la sauce barbecue maison.
La street soup est l’exemple parfait de cette philosophie de saison. Chaude à l’automne et en hiver, servie en gaspacho au printemps et en été, elle est élaborée à partir de fruits et légumes frais du moment. La carte coleslaw, les patates, les toastés : tout suit la même logique. Quand on est deux à tout faire, du sourcing au comptoir, rien ne se délègue, donc rien ne se perd — et ça se goûte.
La carte est courte et lisible — c’est une force. Elle joue sur deux familles, les toastés / grilled cheese et les burgers, autour de 8 à 11,50 € le plat, avec des accompagnements maison à 4,50 € et des desserts à 3 €.
Côté grilled cheese et sandwichs toastés, deux signatures :
- Le Moulin Rouge 🌶️🌶️ (8 €) — pain de mie artisanal toasté, jambon, spianata piccante, oignons confits, sauce barbecue maison. Le piquant assumé de la carte.
- La Tome Douce (8 €) — pain de campagne, patates douces, tome de Gevezé (un fromage d’Ille-et-Vilaine), cheddar, sauce tomate aux herbes, pickles d’oignons rouges. La version douce, végétarienne, et la plus « pays » des deux.
Le toasté maison de La Bolinette, fromage fondant et pickles, accompagné de patates grenailles bretonnes rôties au paprika et à l'origan.
Côté burgers, deux poids lourds montés à la commande :
- Le Smash burger (11,50 €) — bun brioché, double steak smashé à la plancha, cheddar, oignons confits, salade, cornichons, sauce barbecue maison. La technique du smash : la boule de viande écrasée sur la plancha brûlante pour des bords caramélisés et croustillants.
- La Bolibombe (11,50 €) — bun brioché, burrata 100 g, patates douces, tomates cerises, salade, pickles d’oignons rouges, réduction balsamique, éclats de noisettes. Un burger végétarien-gourmand qu’on ne croise sur aucun autre food truck rennais.
La technique du smash chez La Bolinette : la boule de bœuf écrasée sur la plancha pour des bords caramélisés.
Le Smash burger fini : double steak, cheddar fondu, oignons confits et sauce barbecue maison dans un bun brioché.
La Bolibombe, c’est leur démonstration. Une burrata entière de 100 g posée sur la salade, la réduction balsamique en filet, les éclats de noisettes, les pickles d’oignons rouges pour l’acidité. C’est plus de travail au montage qu’un burger classique — et c’est exactement ce qui la rend mémorable.
Le montage de la Bolibombe : la burrata 100 g, le balsamique, les noisettes — chaque ingrédient posé à la main, à la commande.
La Bolibombe prête à partir : un burger végétarien à la burrata, signature de La Bolinette.
Et autour, le reste du fait maison : patates grenailles bretonnes rôties (paprika, origan, sauce barbecue maison), coleslaw (chou, carottes, graines de sésame), la street soup de saison avec croûtons maison, et en dessert des cookies maison — pépites de chocolat fleur de sel, ou noix fleur de sel — à 3 €, plus une citronnade maison quand il fait beau.
Les cookies maison de La Bolinette : pépites de chocolat fleur de sel, ou noix fleur de sel. 3 € pour finir le midi.
Bonne nouvelle pour les habitués : la tournée est lisible. Un camion, quatre midis par semaine, calés sur les bassins d’actifs de la métropole rennaise — Rennes, Cesson-Sévigné (ViaSilva) et Mordelles. Plutôt que de figer une grille dans cet article (qui dériverait au premier changement de planning), voici le planning hebdomadaire en direct, branché sur les données que l’équipe maintient elle-même dans son compte Truckons :
Lundi midi · 11h45 → 13h45
Mardi midi · 11h45 → 13h45
- Rue Hypatie d'Alexandrie, Cesson-Sévigné
Mercredi midi · 11h45 → 13h45
- Ancienne Menuiserie, Mordelles
Jeudi midi · 11h45 → 13h45
- Rue Colonel Arnaud Beltrame, Cesson-Sévigné
En plus du midi, le camion se déploie sur l’événementiel privé et public — séminaires d’entreprise, anniversaires, mariages, marchés et festivals : c’est l’autre pan de leur activité, et un food truck est souvent la solution la plus simple pour régaler un groupe sans cuisine sur place. Pour la position exacte en cours de service, la fiche Truckons de La Bolinette affiche la carte du jour qui s’actualise à chaque service.
Le logo La Bolinette — deux triangles de pain toasté formant un bol. Identité simple, immédiatement reconnaissable d'Oberthür à ViaSilva.
Sur Truckons, le premier avis client résume bien l’esprit du camion — et il parle d’abord… de l’accueil :
Ce soin se voit dans le geste. La burrata posée entière plutôt qu’effilochée, le balsamique en filet régulier, les noisettes concassées en dernier : sur un food truck, ces détails pourraient sauter pour aller plus vite. Chez La Bolinette, ils ne sautent pas.
Au comptoir de La Bolinette : la prise de commande, le sourire, le mot d'échange. Un midi qui ne ressemble pas à un drive.
Le camion figure aussi parmi les adresses mises en avant par l’Office de Tourisme de Rennes, qui le présente comme « un très beau camion gourmand » tenu par « un couple de passionnés », aux côtés d’autres food trucks rennais reconnus comme La Gamelle. Pour un camion lancé en 2023 par deux personnes, c’est une belle trajectoire.
Le marché du food truck français est en forte croissance — environ +30 à +32 % de chiffre d’affaires sur les deux dernières années, et on compte près de 4 370 food trucks actifs en France au 1er avril 2026 (d’après les données INSEE). Petite précision honnête : ce qui suit, ce sont nos observations à nous, chez Truckons — pas des conseils dictés par Alexandrine et Paul. Mais en regardant leur parcours, voici les repères qu’on en tire si vous pensez ouvrir un food truck à Rennes.
1. Un labo + une remorque, c’est un format léger et tenable. Plutôt qu’un gros camion-cuisine, La Bolinette mise sur une petite remorque pour le service et un laboratoire à Mordelles pour la prod. Moins d’investissement à bord, plus de souplesse.
2. La saisonnalité est un atout, pas une contrainte. Street soup chaude l’hiver, gaspacho l’été : faire tourner la carte avec les saisons donne une raison de revenir toute l’année et un sujet à raconter sur les réseaux.
3. Le midi + l’événementiel, c’est le bon mix. Les services du midi installent une clientèle d’habitués ; l’événementiel privé et public (séminaires, mariages, festivals) lisse le chiffre d’affaires. De notre point de vue, c’est un équilibre qui aide un food truck à s’inscrire dans la durée.
4. Digitalisez tôt. Une fiche claire sur une app spécialisée food truck — géolocalisation en temps réel, carte du jour, avis clients, fiche référencée sur Google — donne une visibilité qu’aucun autre canal n’égale pour un métier qui bouge tous les jours. C’est exactement ce qu’on propose sur Truckons. Pour inscrire votre camion, c’est par ici : gratuit, sans engagement.
La Bolinette est l’un des plus de 80 food trucks de la métropole rennaise en 2026. Pour explorer plus largement le bassin :
→ Les food trucks rennais à connaître sur Truckons (et où les retrouver)
→ Portrait — La Gamelle, le food truck rennais du circuit court
→ Pourquoi j’ai créé Truckons — la voix du fondateur
D’autres portraits de food truckers rennais arrivent dans les prochaines semaines. Si vous gérez un food truck à Rennes (ou ailleurs en France) et que vous voulez apparaître ici — créez votre compte pro Truckons, c’est gratuit, sans engagement, et on vient à votre rencontre.
Où trouver le food truck La Bolinette à Rennes cette semaine ?
Le planning hebdomadaire à jour est repris dans la grille Planning hebdomadaire plus haut dans l’article — il se branche directement sur les créneaux que l’équipe paramètre dans son compte, donc reste synchronisé même quand le planning évolue. Pour la position exacte du camion en cours de service, c’est sur leur fiche Truckons, mise à jour en temps réel.
C’est quoi, La Bolinette ?
Un food truck rennais gourmand, local et de saison, lancé en mai 2023 par Alexandrine et Paul, un couple breton. Concept né d’une passion pour la soupe, le pain et le fromage : grilled cheese, street soup, sandwichs toastés, burgers faits maison et desserts maison.
Qu’est-ce qu’on mange chez La Bolinette ?
Des grilled cheese / sandwichs toastés (le Moulin Rouge piquant, la Tome Douce végétarienne à la tome de Gevezé, à 8 €), des burgers faits maison (Smash burger et Bolibombe à la burrata, à 11,50 €), une street soup de saison (chaude l’hiver, gaspacho l’été), des accompagnements maison (patates grenailles bretonnes, coleslaw à 4,50 €) et des cookies maison (3 €).
Quel est le ticket moyen chez La Bolinette ?
Comptez environ 8 € pour un toasté seul, 11,50 € pour un burger, et autour de 13 à 16 € pour un menu complet (plat + accompagnement + cookie ou boisson).
La Bolinette propose-t-elle des plats végétariens ?
Oui — la Tome Douce (toasté patates douces / tome de Gevezé / cheddar) et la Bolibombe (burger à la burrata) sont végétariennes, tout comme les accompagnements (patates rôties, coleslaw) et la street soup de légumes de saison.
Peut-on faire venir La Bolinette pour un événement ?
Oui : en plus des services du midi, le camion fait du traiteur événementiel privé et public (séminaires, anniversaires, mariages, marchés, festivals) dans la région rennaise.
Comment suivre La Bolinette ?
Sur leur fiche Truckons pour la position en temps réel et la carte du jour, et sur leurs réseaux @labolinettefoodtruck (Instagram et Facebook).
Ce portrait fait partie de la série qu’on a lancée sur Truckons pour raconter les food truckers de France — ceux qu’on connaît, ceux qu’on rencontre sur le terrain, ceux dont les histoires méritent d’être posées par écrit.
Si vous êtes un pro food truck, sur Rennes ou ailleurs, et que vous voulez raconter votre parcours dans cette rubrique — inscrivez votre food truck sur Truckons (c’est gratuit, sans engagement) et on vient à votre rencontre pour bâtir votre portrait. Géolocalisation en temps réel, carte du jour, avis clients, fiche publique référencée Google — tout est inclus.
Si vous êtes client — ouvrez Truckons et allez voir La Bolinette un midi de semaine, à Oberthür, à ViaSilva ou à Mordelles. Le grilled cheese part vite, la Bolibombe aussi. Et comme la carte tourne avec la saison, même si vous avez déjà testé, ce ne sera jamais tout à fait la même chose la fois suivante.
Voir la carte et la position en temps réel de La Bolinette →
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À très vite sur le bitume rennais.
L’équipe Truckons
Merci à Alexandrine et Paul — le duo de La Bolinette — pour avoir accepté qu’on partage ces photos et leur quotidien. Article rédigé à partir d’observations terrain et d’éléments publics (site officiel du camion, Office de Tourisme de Rennes). La carte change avec la saison ; la position du camion est mise à jour en temps réel sur leur fiche Truckons.
📸 Photos de ce papier : Hera Production (@hera__production), photographe & vidéaste basée à Rennes — le camion vert sous le ciel clair, le duo d’Alex et Paul au comptoir, la burrata posée à la main sur la Bolibombe. Sans ces images, on n’aurait pas raconté pareil.